> Rendre accessible n'est plus un choix financier mais politique !


Le Groupement pour l'Insertion des personnes Handicapées Physiques (GIHP) est inquiet de l'acharnement dont font preuve le gouvernement et nos parlementaires pour déroger aux normes d’accessibilité sous prétexte de leurs coûts prétendument excessifs.

Depuis quelques mois, le gouvernement et nos parlementaires tentent par tous les moyens de modifier les normes d’accessibilité des bâtiments pour des raisons financières.

Cette fois, à l’occasion de la révélation d’un rapport confidentiel réalisé par le Contrôle général économique et financier - une entité qui dépend de Bercy - Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au Tourisme, dans un entretien au Parisien datant du 20 juillet, préconise « une remise à plat » des normes car « certaines sont trop exigeantes ».

Le GIHP rappelle que les textes réglementaires prévoient d’ores et déjà des dérogations et notamment en cas d’impossibilité technique ou de coûts disproportionnés.

De surcroît, les normes d’accessibilité existent depuis plus de 15 ans. Il est difficilement acceptable, cinq ans avant l’échéance de 2015, de motiver de nouvelles dérogations ou aménagements des normes par des raisons financières.

En 2010, les citoyens en situation de handicap ne doivent plus être victimes des manques d’anticipation et de coordination, voire d’un manque d’intérêt, de la part du gouvernement et des parlementaires.

Le GIHP demande au gouvernement d’étudier toutes les possibilités pour faire respecter les normes actuelles. Au 1er janvier 2015, la France se doit d’être accessible à l’ensemble de ses citoyens et de ses visiteurs, coûte que coûte.