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Etrange rentrée... l'odeur de cet automne n'est pas celle des cartables neufs et de ces plaisirs minuscules qui préparent l'hiver, mais bien celle de la chronique d'une pandémie annoncée. S'ajoutant aux crises économique et écologique elle est pain béni pour alimenter ce goût du catastrophisme propre, dit-on, aux français.

On peut cependant comprendre nos compatriotes car avec ou sans virus de la grippe, les temps sont mauvais. Notre modèle de solidarité sociale a selon les économistes amorti l'impact de la récession mais la question se pose de savoir si ce modèle résistera aux pressions qu'il subit. Ce déficit des comptes sociaux est abyssal, il serait peu lucide de le nier. Des arbitrages seront faits nécessairement qui n'épargneront peut-être pas des droits tenus pour acquis.

En tous cas il est avéré d'ores et déjà que dans la pratique les choses seront plus...complexes. Les procédures systématiques d'appels à projet vont profondément modifier nos manières de travailler en amont et en aval de la commande publique. Une logique de résultat et de performance nous conduira certainement à des mutualisations internes entre nous et à des rapprochements avec d'autres associations sur le terrain. L'enjeu est aujourd'hui pour le GIHP de transformer ces nouvelles difficultés en opportunités de développement. Il doit le faire dans le respect de son idéologie fondatrice qui celle du libre choix de vie lequel doit donc pouvoir être celui d'une existence en milieu o rdinaire, études, emploi, logement, vie à domicile etc.

Plus que jamais d'ailleurs cette idéologie devra être mobilisée car les vents sont contraires. Ils n'apporteront pas que des virus...

Septembre 2009

Louis Bonet, président du GIHP National